Comme à son habitude, l'auteur-compositeur-interprète Kevin Parker met un bras temporel de distance entre chaque nouvel album -- cinq ans entre l'exquis The Slow Rush et ce cinquième en carrière, qui suit quelques pistes esthétiques étudiées en 2020, nommément les grooves house. Or, après deux semaines à fréquenter ce plancher de danse imaginé par l'Australien, on ne s'y fait toujours pas : le musicien, qui a séduit avec sa conception gentille de la pop et du rock psychédélique, colorée et émotive, lui tourne le dos au profit de rythmiques banales, comme s'il ne maîtrisait pas totalement les codes de la club culture dans laquelle il s'est invité. On cherche alors comme lui un guide, comme ce piano droit qui apparaît tout au long de l'album, sa mélancolie caractéristique qui s'immisce, ces textes intimes dans lesquels il commente son nouveau rôle de papa et l'état de ses relations interpersonnelles. Juste assez pour rescaper un album un peu bancal, rehaussé par l'effervescence disco de Dracula, l'étrange cadence dem bow/tropicale d'Oblivion et le groove, simili-Thriller, d'Afterthought. https://www.ledevoir.com/
- Kevin PARKER Programmeur (logiciels), Compositeur, Vocaliste
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1
My old ways
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2
No reply
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3
Dracula
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4
Loser
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5
Oblivion
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6
Not my world
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7
Piece of heaven
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8
Obsolete
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9
Ethereal connection
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10
See you on monday {you're lost}
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11
Afterthought
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12
12 end of summer