Manuel Aguirre, un père de famille espagnol, a quitté les siens pour travailler comme égoutier en Allemagne. Son fils le rejoint et il le fait embaucher. Un jour, le garçon meurt dans un accident, ainsi que l'égoutier allemand qui tente de le sauver. Aguirre veut tendre la main à sa veuve et ses enfants, qui se détournent. Il comprend que c'est parce qu'il est étranger et qu'on lui reproche en tant que tel d'être la cause de la mort de l'égoutier allemand. L'univers d'Aguirre s'écroule alors.
"Gatti, pour qui la guerre civile espagnole représente "un moment décisif du siècle", dit avoir toujours eu rendez-vous avec le peuple espagnol. Le titre du film est une allusion à la dernière bataille livrée par les républicains, en 1939, bataille gagnée alors que la guerre est d'ores et déjà perdue. Aussi lorsqu'il s'intéresse à la question de l'émigration et à la présence en Allemagne de nombreuses communautés étrangères, il choisit pour personnage un émigré catalan, Manuel Aguirre, égoutier à Stuttgart. Des films de Gatti déjà tout à fait méconnus, Le Passage de l'Èbre est surement le plus ignoré de tous. Il est à mes yeux son plus beau. Celui ou s'opère la rencontre tant attendue, tant recherchée par Gatti tout au long de ses tentatives cinématographiques, celle de l'histoire avec l'Histoire." - Julien Chesnel
Supplément : Armand Gatti en conversation (22'), entretien avec Jean-Jacques Hocquard et David Faroult.
Avec
Réalisation
Scénario
Équipe technique
- Frank LERBS : Prise de son
- Willy PANKAU : Photographie
- Jürgen SCHMIDT-OEHM : Décor, Costumes
- Guntram VON EHRENSTEIN : Montage
- Claus BREMER : Texte
- Dieter BITTERLI : Texte
- Ingrid HOFFMANN : Décor, Costumes
- Kurt SPÖRI : Décor, Costumes