À l'écoute d'anciens ouvriers des usines Renault, à Saint-Ouen (France) puis à Vilvoorde, Hervé Le Roux filme le témoignage de victimes d'une entreprise ignorant les droits sociaux de ses travailleurs : en contrepartie des investissements de l'entreprise en 1994 (8 milliards d'anciens francs belges), Renault demande "un peu de souplesse" à ses salariés ; pour surmonter les résistance à cette demande de flexibilité, la direction ne ménage pas sa peine (cadeaux de diverses natures) ; la flexibilité s'accompagne d'une profonde "réorganisation" du travail ("teamwork" et "management by stress") ; des ouvriers qualifiés deviennent progressivement des manutentionnaires ; des ateliers, construits en 1994, sont entièrement démontés, puis entièrement remontés à Douai et à Moscou ; la production, jadis réalisée à Vilvoorde, est transférée à Douai et à Valladolid, etc.
Long métrage : "On appelle ça... le printemps" (H. Le Roux, 2000).
Avec la participation de
Réalisation
Production
Équipe technique
- Dominique PERRIER : Photographie
- Frédéric ULLMANN : Prise de son
- Nadine TARBOURIECH : Montage